Mise en avant

Le Laos: pays « invisible » et authentique.

Le Laos est un petit pays coincé entre la Birmanie, La Thaïlande, Le Vietnam et la Chine. Il est politiquement dirigé par un régime communiste. C’est un pays peu à peu phagocyté par la Chine, une sorte de colonisation économique:

. Colonisation par les terres avec entre autre les immenses plantations de bananes arrosées de pesticides dispensés par des laotiens sans aucune protection.

Vers Pakbeng

. Colonisation par l’eau avec la construction et la gestion d’immenses barrages sur le Mékong et ses affluents et l’effondrement de l’un d’eux à peine terminé cet été avec de nombreux morts. Qui dit? Qui sait? Qui aide?

Barrage de la Nam Ou

. Colonisation par les routes qui saignent la jungle au mépris de l’environnement et bousculent les ethnies qui vivent dans les petits villages dispersés sur ces territoires.

Ce petit pays souvent oublié ne manque pas de charme. Il propose des paysages à couper le souffle avec bien sûr le Mékong et ses rivières et surtout des laotiens souriants et accueillants. C’est la possibilité d’un voyage authentique avec encore beaucoup d’endroits loin des sentiers battus et la découverte d’une vie au plus près de la nature.

Le long du Mékong.

Les jarres en Inde: belles et multiples.

Ces jarres, sorte de gros pots font partie de la culture indienne en ville, à la campagne ou dans les palais on les retrouve partout.  Mises en valeur, à l’ombre ou dans la rue, elles font partie de la vie quotidienne. Je les trouve touchantes dans leur simplicité, témoins de tant d’histoires silencieuses.

Ensemble pour sanctifier l’eau lors d’une fête religieuse ou au cours de danses traditionnelles, simples ou décorées, en inox, en terre et maintenant en plastique, elles sont souvent utilisées par les femmes.


Il y a les anciennes qu’on trouve entre autre au palais d’Udaipur et celle de Jaipur: la plus célèbre.
Elle a servi à transporter l’eau du Gange pour permettre au Maharajah de faire ses ablutions lors de son voyage en Angleterre au siècle dernier.


Mais j’aime surtout celles qui permettent à chacun d’étancher sa soif, une façon d’offrir à boire à celui qui passe.

Inde, des milliers de femmes victimes de viols défilent à Delhi

Article de l’AFP du 22/02/2019

Une Marche pour la Dignité a rassemblé vendredi à New Delhi quelque 5.000 personnes venues manifester, après avoir parcouru des milliers de kilomètres à travers toute l’Inde, pour dénoncer les viols dont elles-mêmes ou leurs proches ont été victimes et réclamer justice.

Teju Bai, dont la belle-fille a été violée l’année dernière, a marché pendant un mois pour rejoindre la manifestation. Elle-même, son fils et son épouse – la victime – ont dû quitter leur village dans l’Etat de Madhya Pradesh (centre) après que le jeune femme eut été accusée de provoquer les hommes en l’absence de son mari.

La jeune femme a été couverte d’opprobre alors que son agresseur est toujours libre, déplore-t-elle. « Les villageois nous ont ostracisés », raconte-t-elle.

Selon le mari de la victime, Kanwar Lal, l’agresseur s’est introduit une nuit dans leur maison, a violé sa femme à plusieurs reprises et l’a sommée de ne rien dire à personne. « J’ai promis de me battre pour elle », confie-t-il à l’AFP.

Les viols sont devenus un thème central en Inde depuis le viol collectif et l’assassinat d’une étudiante à bord d’un autobus en 2012, une affaire qui avait fait la une des medias et suscité de nombreuses manifestations.

Des changements ont été promis par les responsables politiques, mais dans de nombreux cas la faute est rejetée sur les victimes. L’un des auteurs de l’attaque de 2012 a même accablé la victime, affirmant que les femmes qui sortent tard le soir attirent les hommes. « Une fille est bien plus responsable d’un viol qu’un garçon », a déclaré cet homme, qui avec ses co-accusés livre une dernière bataille en justice pour éviter la peine de mort.

Mahinder Singh, dont la soeur a été violée en 2017, a marché pendant un mois avec les manifestants, qui ont parcouru quelque 10.000 kilomètres dans l’ensemble de l’Inde avant de parvenir à New Delhi.

– « Couvertes de honte » –

« Je suis venu pour soutenir cette tentative de mettre fin à la stigmatisation des victimes de viols », explique cet homme venu de l’Etat de Madhya Pradesh. « Ma soeur est innocente, mais elle a été punie par la société car elle est la survivante d’un viol », s’indigne-t-il.

La police a mis un an pour appréhender l’agresseur, qui a été acquitté en 2018 pour manque de preuves. Singh affirme que la police a accepté des pots-de-vin de l’agresseur et que depuis la fin du procès, sa famille a reçu des menaces de mort.

Près de 1,4 million de crimes commis contre des femmes ont été recensés ces cinq dernières années. Sur les 325.000 rapportés en 2016, 36.500 étaient des viols.


La dot ou « le cadeau » du mariage en Inde.

La dot en Inde pour la famille de la fille est interdite par la loi et pourtant, impossible de surseoir à cette tradition. Elle représente un coût considérable pour les familles modestes. Chez nous on tombe amoureux et on décide de sa vie. En Inde on se marie et l’amour vient après… ou pas. C’est une loterie, une négociation entre deux familles, souvent dans le même village et la même caste. C’est ce qu’on appelle un mariage arrangé. Un peu comme chez nous il y a deux siècles. Les jeunes mariées ne montrent pas souvent le grand sourire de la félicité!

Vous comprendrez sans doute pourquoi il y a peu d’échographies lors des grossesses et le sexe du bébé n’est pas divulgué ( le rapport est à peu près de 900 filles pour 1000 garçons), avoir une fille est parfois une malédiction. Dans les milieux éduqués  la façon de faire évolue. Les jeunes gens choisissent parmi une liste établie par les parents, les jeunes se rencontrent et ils ont une certaine liberté pour dire oui ou non pour untel ou untel de la liste en question.

La cérémonie du mariage est très codée et dure entre 5 à 6 jours et se finit par l’échange de colliers de fleurs entre les mariés, comme nos alliances.      Une fois mariée la jeune femme va habiter avec son mari chez ses beaux parents à qui elle sert souvent de faire valoir si la dot est conséquente et et de bonne à tout faire. Heureusement de plus en plus de couples sont autorisés par leur famille à vivre ailleurs à cause de leur emploi parfois excentré.

Les pochettes

En Inde, les accessoires ont une grandes importance, les femmes ont toujours une tenue avec des bangels, des bijoux, des tongs et des pochettes assorties. J’en ai fait faire pour faire des jolis sacs cadeau et pour mettre dans nos sacs fourre tout, histoire de s’y retrouver….

Tout est possible dans les matières, aussi bien le cuir, le coton, le neuf, le recyclé et les assemblages de broderies antiques.


Le Tchai

Il existe autant de recettes de tchai que de mamans indiennes. Le tchai qu’on vous offre toute la journée comme accueil est à consommer sans modération. Voici un résumé de celui qui me va bien.

Pour 1 litre de boisson: 2/3 d’eau et 1/3 de lait – 3 cuillères à soupe de sucre – 2 cuillères à soupe de thé noir -5 cosses de cardamome ouvertes – 1/2 cuillère à café de gingembre frais si possible.

Faire bouillir 3 mn l’eau + le sucre + les épices et enfin le thé.

 Ajouter le lait et faire bouillir à nouveau 3 mn.    Filtrer et servir de suite. Et alors là, chapeau si vous arrivez à le boire aussi chaud que les indiens! Moi j’en pleure à souffler dessus comme une malade, ce qui fait les bien rire! Et s’il en reste, pas de problème vous pouvez le faire à nouveau bouillir c’est encore meilleur. Dans le sud, ils rajoutent un petit bâton de cannelle mais à mon avis trop d’épices tuent les épices.

A vous, essayez, été comme hiver c’est désaltérant et …. nourrissant.

Sari, Saree, vous avez dit Sari?

Les saris magnifiques des indiennes, l’allure en couleurs de toutes ces femmes: plaisir des yeux, tableau magnifique, photos de de rêve, images volées. Le saree, c’est la femme indienne dans nos yeux d’occidentaux. Chatoyant, coloré, il est composé d’une bande de tissu de 1.1m par 5 à 7 m que les femmes se drapent avec adresse. L’ensemble est souvent vendu avec une pièce découpée ou pas pour coudre le petit top.

Il y a une grande diversité sur la manière de draper le sari, cela dépend des régions, des castes et de la religion. Porter le sari est un art qui s’apprend dès l’enfance. Toute sorte de tissus sont utilisés: le traditionnel coton, la soie, la mousseline, le crêpe ou la viscose.

Le sari se porte toujours accessoirisé en fonction des circonstances. Le choix des bijoux est aussi multiple que varié et toujours assorti à la couleur du sari.

Cependant les jeunes filles citadines délaissent progressivement ce vêtement traditionnel au profit de la mode occidentale même si le sari reste très présent dans les campagnes. Et en toute confidence j’ai essayé et moi qui vis en pantalon toute l’année, je ne savais plus marcher !


La marche des femmes indiennes.

Extrait d’un article publié dans  Vanity Fair le 3/01/2019

Le 1er janvier 2019, cinq millions de femmes originaires du Kerala, en Inde, ont formé une chaîne humaine de 620 kilomètres, pour protester pacifiquement contre le « menstruation ban ». Cette règle interdit l’accès du Temple de Sabarimala aux femmes, à cause de leurs menstruations. Depuis plusieurs siècles, les femmes âgées de 10 à 50 ans ne sont pas autorisées à y entrer, car pour les Hindous, l’écoulement sanguin est un signe d’impureté et pourrait souiller un lieu jugé sacré. 

Si le 28 octobre 2018, la Cour suprême de l’Inde avait levé l’interdiction au Temple, la jugeant trop discriminatoire, depuis, aucune femme n’y était pourtant entrée. Le grand « mur des femmes » a finalement été un succès puisque deux d’entres elles ont pu pénétrer dans l’édifice. Même si cet accès a été fait sous escorte policière.

Kantha work.

Le kantha est l’art ancestral, traditionnel de la broderie en Inde. Ces tissus magnifiques en soie ou en coton sont brodés de petits points avant mm par mm en lignes parallèles régulièrement espacées. Ces broderies peuvent aussi suivre les dessins souvent floraux des tissus. Avant, les tissus utilisés étaient usagés, c’était une façon de les recycler et de les conserver . Certains de ces travaux sont maintenant exposés dans de grands musées comme pièce unique témoins de ce savoir faire exeptionnel.

Le kantha réunit deux pièces de tissu: une face colorée et chatoyante et un côté uni pour les jetés de lit notamment et les coussins ou parfois imprimé dans le cas des écharpes et des étoles.

C’est un travail qui se fait entre femmes dans les villages, c’est aussi une bonne façon pour ces femmes de participer aux besoins de leur foyer tout en s’occupant de leurs enfants. Cet art populaire a traversé le temps et inspiré d’autres artisans par exemple en Provence qui interprètent le kantha sous forme de boutis.

Les motifs sont maintenant imprimés au tampon batik et le piqué Kantha aux points avant donne de magnifiques créations tout à fait uniques et originales.


Mouvement d’humeur….

J’ai mal dormi, trop chaud, trop de bruit; on dirait bien que ce matin j’ai un petit accès de mauvaise humeur!

J’ ai récupéré mes cartes de visite coupées de travers .L’imprimeur tente de me persuader que ça leur donne un style . Je lui fais comprendre qu’aujourd’hui, ça m’énerve. Il va recommencer. Mon bijoutier n’a pas fini de sertir mes pendentifs, il a mal au dos !!  Calmons-nous, calmons-nous ! Je lui propose de l’aspirine mais je ne cède pas sur les délais établis. J’ai fini mes achats de tissu, fait ourler mes paréos et j’ai même trouvé des bracelets en bois marrants que quand t’en a un, t’en a 10.


Dernière négociation avec le rickchaw pour le retour à l’hôtel, il veut me trainer dans une boutique super ou il y a des choses, des choses……. vraiment pas chères !!! A ma tête, il n’insiste pas. Je suis KO, Delhi tu auras ma peau